3 ans… Et toutes ses dents!

Aujourd’hui, un grand boud’chou a 3 ans 🙂 L’occasion de revenir un peu en arrière sur son évolution (et la nôtre), sans garde la rigueur d’une simple chronologie.

Du visible…

Le plus sensible est évidemment son évolution morphologique ! Daim dépassé désormais le 1m55 au garrot: l’an passé a été caractérisé par des poussées de croissance assez impressionnantes (et ingrates en hiver), exigeantes au niveau métabolisme. Il demeure donc assez fin et peu développé niveau masse/poitrail. Et ce, malgré ses valseuses 🙂

croissance1

Premiers comparatifs

29/5/2016

29/5/2016

Il commence également doucement à prendre conscience de son corps (bouscule moins, arrive à mobiliser correctement chaque jambe). Le high/low syndrom qui le caractérisait est désormais derrière nous ! RAS en ostéo, shiatsu et bodywork, bref, poulinou a toutes les cartes en main pour continuer sa jeunesse.

Un petit focus pieds, pour le plaisir:

parage1   parage2

… A l’invisible

Mais le changement le plus incroyable demeure au niveau de son caractère:

  • Durant sa première année, Daim était particulièrement vif et nerveux, à en être parfois dangereux pour l’Homme et pour lui. Le summum ayant été lors du déménagement Normandie-Angers, où il avait bondit comme un fauve sur son transporteur …
  • 2 ans

    2 ans

    La deuxième année a également été compliquée, notamment vis a vis de ses hormones. Le printemps 2014 a été souvent pénible, avec un garçon hyper excité tout en ne se rendant pas compte du risque qu’il pouvait porter sur nous. Et qui a également découvert un environnement stimulant, avec beaucoup de chevaux et une activité dans les lieux qu’il n’avait jamais connu jusqu’alors. Du coup, très peu concentré au « travail » malgré de bonnes « premières » (mobilisations en licol, rappels au galop en liberté, douche et sorties en extérieures).

Ma mutation à Lille, et l’obligation de le laisser en région parisienne chez une amie a été très difficile a accepter. Malgré tout, c’était le seul moyen de combiner ses obligations physiologiques (vie en groupe mixte – sexe comme âge – et en extérieur toute l’année, slow feeding, pas de céréales..) et mes souhaits (le laisser entier, évoluer dans un environnement foncièrement bienveillant n’ayant pas de préjugés sur lui ou ses origines).

HN1

Perception en 2014 ..

HR2

Et 2016 !

Et que de changement ! En témoigne l’évolue de ses horsenalities dans le temps – qui ne sont pour moi qu’un témoignage de la perception que j’ai de lui. Il est désormais particulièrement paisible et calme même en situation compliquée (évènement nouveau, orage, hormones ++), capable de prendre sur lui (à en trembler à côté de moi de crainte, mais sans exploser comme il le faisait auparavant). Il est de bonne volonté et capable de plus de concentration (dans la limite du raisonnable ! ).  Et, plus que tout, il est adorable tant avec l’Humain qu’avec les autres chevaux.

Et nous ?

Être paisible à deux, c'est finalement possible! :)

Être paisible à deux, c’est finalement possible! 🙂

Evidemment, cette belle évolution a fortement impacté notre relation. Jusqu’à septembre dernier, avec du recul, je me vois comme facilement négative vis à vis de lui: tant dans mes réflexions (utilisation de contrainte? castration? confiage voire vente?) que dans mon attitude (colère, manque de tolérance, peur…). Dans des situations atypiques, j’étais capable de me braquer bien plus rapidement que lui en anticipant le négatif (qui n’arrivait pas forcément, mais à force de ne le considérer que par rapport à son sexe et ses origines sensibles..). Je mettais en partie cela sur le compte de la distance et du manque de travail, ou de mon manque d’expérience avec les jeunes chevaux/entiers.

3ème séance en longues rênes, sur une balade d'1h30

3ème séance en longues rênes, sur une balade d’1h30

Et pourtant. Depuis le déménagement en septembre, je ne le vois pas particulièrement plus, idem pour le « travail ». Mais son changement ainsi que la présence de Tata Jul m’a permis de prendre du recul et dédramatiser. Je commence tranquillement à lui faire confiance et à vouloir construire en positif. Et c’est ce que nous faisons !

Première longe, premières LR, premières grandes balades.. Et même premier cavalier (un bébé de 6 mois posé quelques secondes sur Daim en liberté, excusez du peu !). Accepter qu’il ne veuille pas forcément me voir et passer du temps avec moi lorsque je le décide (très compliqué.. mais ça vient). Et profiter de chaque moment qu’il me propose pour être ensemble, sans forcément agir. Et il n’y a désormais que peu de moments négatifs entre nous (et finalement, ils seraient évitables si mon ego et mes objectifs ne s’en mêlaient pas 🙂 ), qui au final se règlent dans le calme sans retomber dans nos travers.

Un grand merci !

Les mioches !

Les mioches !

Evidemment, cet article n’aurait pas été complet sans un remerciement à Jul, qui partage son quotidien depuis 9 mois. Jul, qui a su m’aider lorsque tout semblait particulièrement compliqué pour Daim dans ma recherche de pension en NPDC, et qui a toujours été présente pour ses bobos et son éducation. Que Daim soit ronchon, affectueux ou dynamique, je sais qu’elle lui a offert un cadre de vie plus qu’appréciable et une présence humaine particulièrement bienveillante.

Parce qu’une bonne pension est particulièrement difficile à trouver, mais une amie en or l’est bien plus… Merci de notre part! 🙂

tatjul

Trop d’love!

Malgré les nombreux doutes qui nous ont traversés (et merci encore à tout mes proches pour les avoir supporté / et merci également à ceux qui m’ont fait douté, car cela m’a fait évoluer tout autant 🙂 ), je ne regretterai jamais l’entrée de ce grand poulain dans ma vie. Moi qui avait tant de préjugés sur les chevaux de sport (pas rustiques, vous m’avez dit ?), sur les grands chevaux SF (pataud, peut-être, mais tellement plein d’amour) …

Je ne sais évidemment pas de quoi l’avenir sera fait, tant pour lui que pour moi. Mais à ce jour, j’ai la superbe chance d’avancer avec un cheval qui défie tout mes objectifs, toutes les idées que je m’étais faites sur mon évolution équestre (il est loin le rêve d’un Hercule bis finalement…). De pouvoir lui offrir un cadre de vie selon mon idéal et le voir grandir, physiquement et mentalement. De lui souhaiter une belle année des 3 ans à venir, en compagnie d’un beau troupeau équin comme humain. 🙂

doudou

Publicités

Hercule et la quête d’hipposandales

A la demande de Sabotine & Cie, qui s’occupe par ailleurs des pieds d’Hercule, je vous propose un témoignage concernant de nouvelles hipposandales : les Scoot Boots.

scootboot

Les fameuses!

Contexte

Hercule est un hongre de 21 ans, impacté par une dizaine d’années en club (et donc vie peu adaptée : box, céréales, fers, etc.). J’ai eu la chance de le récupérer à ses 17 ans dans l’optique de lui offrir une vie au plus proche de ses besoins naturels : il est donc passé progressivement à une vie en groupe et en extérieur, une alimentation sans céréales et un suivi raisonné de sa santé. Il était toutefois ferré des antérieurs depuis sa jeunesse.

A ses 19 ans, par soucis de cohérence, j’ai demandé à  ce qu’il passe pieds nus (tout d’abord avec un parage maréchal puis un parage PEL) :

  • Antérieur droit

 ad2014 ad2015

  • Antérieur gauche

  ag2014      ag2015

Nous partions de loin ! Progressivement, les talons se sont abaissés, la fourchette s’est élargie et la paroi n’était plus porteuse. Tout ce changement prenait du temps vu son âge (sa tendance à l’embonpoint n’était pas pour arranger les choses..). J’étais également prise par mes études qui réduisaient la fréquence des sorties en extérieur et donc de la stimulation des pieds.

Hippo or not hippo ?

Depuis septembre 2015, j’ai la chance de pouvoir l’avoir près de moi : c’est donc l’occasion pour mettre toutes les chances du côté de ses pieds et sortir régulièrement. Les premières balades se passent bien, malgré tout les zones caillouteuses/pavées sont toujours compliquées pour lui, qui préfère rester sur l’herbe ou le goudron.

Je me commence donc à me questionner sur l’utilisation d’hipposandales afin de rendre les sorties confortables. Je suis à l’origine sceptique : n’est-ce pas empêcher un fonctionner optimal du pieds en transférant l’ensemble du poids vers la paroi ? ou ne serais-je pas impatiente de monter mon cheval en « cachant » des pieds non fonctionnels ? ne risque-t-il pas d’en devenir dépendant ?

Après mure réflexion, je décide de tenter le coup et de voir au fil de l’eau. Plusieurs considérations rentrent en ligne de compte :

  • Poids de la chaussure, finesse de la semelle et adaptabilité selon les terrains
  • Facilité de mise en place et d’entretien
  • Prix

Choix et essai

scootboueAprès m’être renseigné sur les différents modèles d’hipposandales, mon choix s’oriente finalement vers les Scoot Boots, hippo créées il y a peu en Australie. La première paire reçue n’était pas adaptée à cause d’un mauvais choix de taille. La deuxième fut donc choisi en concertation avec le service clientèle (efficace et rapide) : taille 3.

  • 240g/chaussure, mise en place aisée avec 2 attaches devant + une bride au niveau de la couronne
  • Installation en 2 min top chrono par pieds (pas besoin de chauffer par exemple) + nettoyage à l’eau
  • 158€ la paire / FDP gratuits

Les Scoot Boots ont été essayées à ce jour une bonne dizaine de fois, sur des promenades entre 30min et 2h (loisirs), à toutes les allures et sur tout types de terrains (goudron, cailloux, pavés, boues, eau, sable).

tracesLes points positifs :

  • Une fois le coup de main pris, très faciles à installer / livrées avec des protections sur les glomes en cas de frottements
  • Aucun accro sur les boots (composant plastique très solide), jamais de glisse ou de dérapage même sur terrain mouillé
  • Permettent un plus grand confort du cheval en maintenant une fourchette au contact : finalement moins « cache-misère » qu’un fer
  • Prix correct

Les points négatifs :

  • Perte d’une hipposandale lors d’un galop sur une zone un peu boueuse : les vis latérales ont donc été resserrées, depuis aucun soucis !
  • Quid de la pression de la bride au dessus de la couronne ? A ce jour, aucun atteinte ni gonflement sur cette zone…
  • Durée d’expédition, une bonne vingtaine de jours

Conclusion

Si l’on occulte la perte d’hippo, je suis ravie de mes scoot boots ! Elles permettent d’apporter un confort en balade et sont donc une aide précieuse pour une transition.

Hercule demeure sensible mais marche bien mieux en balade, que ce soit pieds nus ou en hippo (privilégiées pour les balades avec beaucoup de cailloux/pavés). Les pieds se développent tranquillement, et Hercule est de plus en plus demandeur de  sorties actives.

Bref, si besoin d’hipposandales, n’hésitez pas à essayer les Scoot Boots !