La première bougie d’une nouvelle aventure

Le 12/9/15, Hercule et Daim embarquaient, ensemble, vers deux maisons différentes. J’étais à la fois heureuse de partir vers un emploi qui me plaisait, un mode de vie plus sain (au revoir le RER et autres joyeusetés !), et amère de ne pouvoir avoir Daim près de moi à cause de son « entièreté ».

J’avais malgré tout l’occasion de me retrouver (enfin !) avec Hercule, en tête à tête après 3 ans d’études à Paris, et de proposer à Daim un mode de vie qui nous convenait davantage. Qu’en est-il, un an plus tard ? 🙂

Hercule

Après de dures recherches d’hébergement en région Lilloise, Hercule a finalement pris ses aises aux Ecuries de la Posterie, à Bourghelles. Structure plus petite qu’auparavant, notamment l’hiver, mais assez proche pour m’y rendre fréquemment : j’ai souhaité privilégier en partie mes besoins, en estimant qu’Hercule y serait tout de même bien.

Et cela a été le cas ! Grâce notamment à une alimentation de qualité, ainsi qu’à une vie sociale plutôt sympathique avec des juments qui lui plaisent bien. J’ai également pu tester un certain nombre de cure, ou d’outils (filet à foin notamment) pour améliorer son confort, physique et mental. Notons toutefois une période plus tendue à la fin de l’hiver, avec des pieds toujours très sensibles et une locomotion limitée… Primum non nocere comme dirait l’autre, nous avons donc cessé tout travail à ce moment.

Puis, grâce à des feux verts de différents pro (que je ne peux que recommander : Claire en shiatsu, Caroline en ostéo, François en dentisterie), j’ai osé reprendre un travail de plus en plus régulier. Et l’œil de mon petit cheval a recommencé à pétiller, que ce soit en extérieur, en pony games, ou même en dressage (avec un accompagnement équestre dont je suis ravie, avec Caroline). Jusqu’à me faire récemment de bonnes séances en cordelette. Il ne reste plus qu’à reprendre le travail en liberté… J Il s’exprime également beaucoup lorsque nous sommes ensemble, quitte à appuyer ses propos lorsqu’il le faut (et me remettre à l’ordre en selle !).

Seule ombre au tableau, la route reste longue au niveau de son élastose, tant au niveau de la sensibilité de ses pieds qu’au niveau viscéral (même si les probiotiques + argile semble être efficaces). A suivre jusqu’à la fin de l’herbe…

Daim

Ce grand cœur.. Nous repartons de loin !

L’été dernier, il passait ses journées avec des ulcères de stress lorsqu’il voyait un cheval arriver, et explosait à la moindre raison. L’été s’était mal déroulé, entre inquiétude, remise en question sur le castrer ou non (qui aurait dû avoir lieu, par 2 reprises !), ma compétence propre (qui étais-je pour gérer un tel cheval de sport, surtout jeune ?)… Je n’espérais qu’une chose : que la vie chez Julie soit bien plus paisible. En effet, ne trouvant pas de pension acceptant un entier dehors avec une vie sociale, il avait été convenu que Daim resterait chez une amie en région parisienne.

Daim a donc été intégré au sein d’un groupe déjà établi de 3 chevaux (1 jument, 1 jeune de 3 ans et 1 shetland de 18 ans), dans une structure type Paddock Paradise (beaucoup de marche, nourriture pauvre centré sur l’herbe haute + foin). Il a donc passé les premiers mois à découvrir ses copains et son nouveau mode de vie.

En décembre, nous avions commencé un léger travail, avec une mini longe ainsi que de courtes balades. Daim devenait enfin calme, que ce soit vis-à-vis d’autres chevaux comme de nous (et le parage devenait bien plus aisé !). Etre avec une jument a beaucoup aidé à ce qu’il apprenne à gérer la frustration, ainsi que le respect dû à une « dame ». Au printemps, petite phase « down », avec un besoin d’indépendance de sa part, peu d’envie de passer du temps ensemble (au profit de papotage et autres joies chez Jul :)). Il perd également au début de l’été un peu d’état, nous sort un sarcoïde.. Bref, multiple remise en question sur la manière de l’appréhender.

Et depuis quelques mois, le déclic ! Je retrouve ce (grand) cheval, proche de l’Homme et toujours demandeur de contact. Nous reprenons la longe légèrement, il découvre ses premiers sauts, et surtout nous sortons davantage en extérieur (plusieurs heures, en longe ou en longues rênes). Daim n’explose plus, mais prend sur lui lorsque quelque chose l’effraye (à la ville comme à la campagne). Il reste aimable envers les autres chevaux, y compris les juments. Et ne parlons pas de sa douceur avec les jeunes enfants, qui peuvent le câliner lorsqu’il est au sol pour se reposer… Je n’ai aucun doute sur son caractère aimable futur, y compris avec les saillies prévues l’an prochain.

 

Merci à la Posterie, notamment Hugues pour sa disponibilité et sa gentillesse. Et merci aux filles pour votre présence et nos joyeux moments.

Merci à Jul de veiller sur Daim comme tu le fais depuis le début, avec une bienveillance qui a permis à la chenille de devenir papillon.

 

Et à l’an prochain, pour un prochain point ! 🙂

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Hercule et la quête d’hipposandales

A la demande de Sabotine & Cie, qui s’occupe par ailleurs des pieds d’Hercule, je vous propose un témoignage concernant de nouvelles hipposandales : les Scoot Boots.

scootboot

Les fameuses!

Contexte

Hercule est un hongre de 21 ans, impacté par une dizaine d’années en club (et donc vie peu adaptée : box, céréales, fers, etc.). J’ai eu la chance de le récupérer à ses 17 ans dans l’optique de lui offrir une vie au plus proche de ses besoins naturels : il est donc passé progressivement à une vie en groupe et en extérieur, une alimentation sans céréales et un suivi raisonné de sa santé. Il était toutefois ferré des antérieurs depuis sa jeunesse.

A ses 19 ans, par soucis de cohérence, j’ai demandé à  ce qu’il passe pieds nus (tout d’abord avec un parage maréchal puis un parage PEL) :

  • Antérieur droit

 ad2014 ad2015

  • Antérieur gauche

  ag2014      ag2015

Nous partions de loin ! Progressivement, les talons se sont abaissés, la fourchette s’est élargie et la paroi n’était plus porteuse. Tout ce changement prenait du temps vu son âge (sa tendance à l’embonpoint n’était pas pour arranger les choses..). J’étais également prise par mes études qui réduisaient la fréquence des sorties en extérieur et donc de la stimulation des pieds.

Hippo or not hippo ?

Depuis septembre 2015, j’ai la chance de pouvoir l’avoir près de moi : c’est donc l’occasion pour mettre toutes les chances du côté de ses pieds et sortir régulièrement. Les premières balades se passent bien, malgré tout les zones caillouteuses/pavées sont toujours compliquées pour lui, qui préfère rester sur l’herbe ou le goudron.

Je me commence donc à me questionner sur l’utilisation d’hipposandales afin de rendre les sorties confortables. Je suis à l’origine sceptique : n’est-ce pas empêcher un fonctionner optimal du pieds en transférant l’ensemble du poids vers la paroi ? ou ne serais-je pas impatiente de monter mon cheval en « cachant » des pieds non fonctionnels ? ne risque-t-il pas d’en devenir dépendant ?

Après mure réflexion, je décide de tenter le coup et de voir au fil de l’eau. Plusieurs considérations rentrent en ligne de compte :

  • Poids de la chaussure, finesse de la semelle et adaptabilité selon les terrains
  • Facilité de mise en place et d’entretien
  • Prix

Choix et essai

scootboueAprès m’être renseigné sur les différents modèles d’hipposandales, mon choix s’oriente finalement vers les Scoot Boots, hippo créées il y a peu en Australie. La première paire reçue n’était pas adaptée à cause d’un mauvais choix de taille. La deuxième fut donc choisi en concertation avec le service clientèle (efficace et rapide) : taille 3.

  • 240g/chaussure, mise en place aisée avec 2 attaches devant + une bride au niveau de la couronne
  • Installation en 2 min top chrono par pieds (pas besoin de chauffer par exemple) + nettoyage à l’eau
  • 158€ la paire / FDP gratuits

Les Scoot Boots ont été essayées à ce jour une bonne dizaine de fois, sur des promenades entre 30min et 2h (loisirs), à toutes les allures et sur tout types de terrains (goudron, cailloux, pavés, boues, eau, sable).

tracesLes points positifs :

  • Une fois le coup de main pris, très faciles à installer / livrées avec des protections sur les glomes en cas de frottements
  • Aucun accro sur les boots (composant plastique très solide), jamais de glisse ou de dérapage même sur terrain mouillé
  • Permettent un plus grand confort du cheval en maintenant une fourchette au contact : finalement moins « cache-misère » qu’un fer
  • Prix correct

Les points négatifs :

  • Perte d’une hipposandale lors d’un galop sur une zone un peu boueuse : les vis latérales ont donc été resserrées, depuis aucun soucis !
  • Quid de la pression de la bride au dessus de la couronne ? A ce jour, aucun atteinte ni gonflement sur cette zone…
  • Durée d’expédition, une bonne vingtaine de jours

Conclusion

Si l’on occulte la perte d’hippo, je suis ravie de mes scoot boots ! Elles permettent d’apporter un confort en balade et sont donc une aide précieuse pour une transition.

Hercule demeure sensible mais marche bien mieux en balade, que ce soit pieds nus ou en hippo (privilégiées pour les balades avec beaucoup de cailloux/pavés). Les pieds se développent tranquillement, et Hercule est de plus en plus demandeur de  sorties actives.

Bref, si besoin d’hipposandales, n’hésitez pas à essayer les Scoot Boots !